Photo du spectacle jeune public L'ombre de Luce'

L'ombre de Luce

Synopsis

L'histoire

Photo du spectacle d'ombres jeune public L'ombre de Luce'

Cela fait des mois que Luce ne pense qu’à ça. Franchir ce mur. Avant, quand elle était petite, elle s’en fichait de ce mur. Mais un jour, sur le chemin de l’école, elle est passée devant ce mur et elle a senti quelque chose de très spécial. Une envie irrépressible d'aller voir de l'autre côté. Mais qu' y-a-t'il de l'autre côté ? Un seul de moyen de le savoir, y aller ! Franchir un si grand mur n'est pas chose facile, quand on est si petite... A moins que... à moins que son ombre ne le fasse pour elle !

Ainsi débute l'aventure d'une petite fille avide de découverte et de rencontres et de son ombre vers l'autre côté.

Les origines

Le projet « L’ombre de Luce » est né d’une volonté de mêler l’art ancestral du théâtre d’ombres aux arts numériques.

En effet, l’alliance des deux techniques présente d’abord un grand intérêt au niveau de l’esthétique. L’ombre et la projection vidéo se complètent et donnent profondeur et matière au visuel. D’un point de vue technique, la manipulation en temps réel de l’ombre et de la vidéo créent une dynamique surprenante. Le jeu sur les dimensions, la vitesse, la synchronisation, la désynchronisation des deux techniques donnent aux paysages et personnages une vivacité et un réalisme inattendus.

L’ombre et la vidéo ont l’une et l’autre plus d’un tour dans leurs sacs pour créer l’illusion. Elles se jouent de l’œil du spectateur en faisant illusion chacune à leur tour ou ensemble, si bien qu’on ne sait parfois plus qui mène la danse !

Les Artistes

Marion Frini : jeu, mise en scène

Ghazi Frini : vidéo, mise en scène

Claude Riquet : musique, écriture

Laura Giraud : illustration

Fiche technique

L’univers graphique prend d’abord forme sous le crayon de l’illustratrice Laura Giraud qui dessine les personnages et les paysages à partir de l’histoire écrite par Ghazi, Marion et Claude. Tout cet univers graphique est pensé en étroite collaboration par l’illustratrice, le vidéaste et la manipulatrice des ombres pour être adaptable à la vidéo comme à l’ombre.

Photo du spectacle d'ombres jeune public L'ombre de Luce'

Les illustrations sont ensuite numérisées, traitées (travail sur la texture, les couleurs, les formes et leur rendu à « l’ écran ») et animées via les logiciel Adobe (Illustrator, Photoshop et After Effect).

Une fois traitées, ces images sont ensuite manipulées en temps réel par le vidéaste. Il a comme principal outil sa station de montage mobile et deux vidéo-projecteurs ainsi qu’un logiciel de traitement vidéo en temps réel, Resolume Arena. Pour que les images s’animent, il les manipule en temps réel et les mappe sur les ombres, produisant ainsi un effet de surimpression de l’ombre et de la vidéo. Les deux vont se compléter ou se surexposer, donnant ainsi une profondeur, de la matière à l’univers graphique. Le mapping vidéo permet de maîtriser les dimensions afin de caler la vidéo sur l’ombre par anamorphose.

La manipulation en temps réel est primordiale car c’est grâce à elle que se confondent le mouvement des ombres (initié par la conteuse) à celui de la vidéo. Le mouvement est alors très vivant et dynamique : parfois décalé, d’autres parfaitement synchronisé, ombres et vidéo se suivent, se superposent, s’ajoutent, s’enlèvent donnant vie aux paysages et personnages.